Jackson Babingui - Artiste Gospel - Son premier album « Wa »

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Jackson Babingui

Tout Commence à Brazzaville

Si Jackson Babingui était né au village, l’oracle aurait sans doute prédit à ses parents qu’un nouveau musicien venait d’enrichir le chœur du village.

Jackson Babingui s’imprègne très tôt de la musique, d’abord dans son environnement familial. Tout petit, il accompagne son père, tromboniste, aux séances de répétition de la fanfare. Il y apprend à souffler dans une trompette. Il acquiert très vite la maîtrise de l’instrument.

C’est ainsi que Jackson Babingui, trompettiste de la fanfare inter-école de Brazzaville se produit dès l’âge de 10 ans au CFRAD devant le président de la République Populaire du Congo.

Son talent de trompettiste le conduit vers « l’appel de Dieu », le « God Spell » (Gospel).

Jackson Babingui enregistre avec la chorale « Tanga ni Tanga » en 1985. Inspiré par une prière que lui a apprise sa maman, l’une des fondatrices de la première chorale féminine du Congo, Jackson Babingui, à peine âgé de 19 ans, compose sa première mélodie.

Jackson Babingui prête sa voix à la chorale du temple qu’il fréquente avec assiduité.

Toujours porté par son envie de chanter pour Dieu, Jackson Babingui intègre le CBE. Jackson Babingui y découvre et y apprivoise la guitare.

Jackson Babingui est un jeune homme au parcours déjà riche qui obtient le Prix du meilleur groupe au festival de Gospel de Brazzaville en 1987 avec son premier ensemble : « God Spirit ». Serait-ce, justement, l’esprit de Dieu qui permettra à Jackson Babingui de se faire remarquer par Biks Bikouta, référence congolaise de la musique, qui l’initiera au Jazz.

De nouveaux horizons s’ouvrent à Jackson Babingui. Il partage la scène avec « Les Anges », groupe mythique de la jeunesse congolaise, lors d’un passage d’Aïcha Koné à Brazzaville. L’événement est retransmis à la télévision.

La maman de Jackson Babingui, surprise de voir son fils sur le petit écran, ne manquera pas de le rappeler à l’ordre. Pour autant, Jackson Babingui ne s’arrête pas en si bon chemin. Il a l’honneur d’accompagner, à la Basse, Rita Marley venue à Brazzaville dénoncer l’Apartheid.

On apprécie aussi sa prestation au trombone en compagnie de son compatriote Phil Foster.

Puis, Jackson Babingui s’envole pour Paris…

Poly-instrumentiste et chanteur confirmé, Jackson Babingui, étudiant en biologie, part pour la France.

En dépit de sa licence de Biologie, Jackson Babingui est davantage séduit par les expériences musicales que par les expériences scientifiques.

Encore le « God Spirit » ?

Et Jackson Babingui entre dans la communauté musicale parisienne par le biais du Gospel.

A l’invitation de Marcel Mboungou, alors leader des Palatas Singers, Jackson Babingui intègre le groupe Gospel Rimes et Accords.

En 1994, Jackson Babingui devient chef d’orchestre du Groupe Ntémo Gospel. C’est ensuite le début d’un voyage musical. Jackson Babingui et les Ntémo Gospel parcourent la France cinq ans durant et accompagnent des artistes comme Jo Ann Pickens, Segan, Linda Lee Hopkins et Rhoda Scott.

Puis, consécration pour un chanteur de gospel, Jackson Babingui intègre, en tant que ténor, les Palata Singers avec lesquels il enregistre l’album « Tatamana » en 2004.

Jackson Babingu participe aussi, comme arrangeur, conseiller artistique ou compositeur à plusieurs albums de styles différents. Jackson Babingui, dont l’activité musicale est décidément riche, dirige également une chorale protestante à Paris.

Mais n’oublie pas ses racines, Jackson Babingui voyage et participe à de nombreux festivals ( Le Montreux Jazz Festival, Le printemps de Bourges, Le Fespam, etc ), chantant principalement le Gospel.

Jackson Babingui n’oublie cependant pas ses racines et éprouve de plus en plus l’envie et le besoin d’affirmer ses origines et de contribuer, modestement, à travers son art, au rayonnement de sa culture.

C’est animé de cette ambition que Jackson Babingui s’est investi dans son premier album qui porte les couleurs musicales du Congo de son enfance.

« Wa » (écoute) n’est que le début, espérons-le, d’une longue série de tableaux que nous peindra Jackson Babingui de son Afrique natale.

Puisque nous ne sommes pas au village et que nous n’avons pas d’oracle, fions nous simplement à l’invitation de Jackson Babingui et laissons-nous envoûter par « Wa »

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