L’histoire de la commune de Montauban

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Montauban

Montauban (en occitan Montalban) est une commune française, c’est le chef-lieu et la préfecture du département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses 55 927 habitants (60 346 dans l’agglomération) sont appelés les Montalbanais. L’aire urbaine de Montauban dépasse les 80 000 habitants (estimation 2008).

La ville est connue comme étant le berceau de l’un des plus grands peintres du XIXème siècle, Jean-Auguste-Dominique Ingres (la ville est surnommée “la Cité d’Ingres), et pour son club de rugby, le MTG XV, actuellement en Top 14.

Montauban se situe à une cinquantaine de kilomètres au nord de Toulouse dans le département de Tarn-et-Garonne, à la confluence du Tescou et du Tarn.

La ville est reliée au canal de Garonne par un embranchement long de 30 km, le canal de Montech ou « canal de l’embranchement de Montauban ».

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Montauban

En 1144, le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, fonde Montauban, souvent considérée comme une des premières bastides mais à tort (ces dernières n’ont vu le jour qu’à partir de 1229, date du traité de Meaux-Paris). Ce traité a mis fin entre autres aux villages fortifiés (Castéras, Castelnaus, etc.) pour asseoir le pouvoir étatique et démanteler ainsi l’emprise seigneuriale qui persistait sur les campagnes françaises au Moyen Âge.

La petite villeneuve croît de façon spectaculaire, et l’ancien évêque de Cahors Jacques Dueze, devenu le pape Jean XXII, fonde l’évêché de Montauban, émancipant définitivement la ville de l’espace d’influence de l’abbaye de Moissac.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Montauban se convertit au protestantisme, pour devenir entièrement huguenote au début des guerres de religion. En 1559, la messe pour la mort d’Henri II n’est dite qu’au bout de huit mois. En janvier 1561, le culte protestant est public au mois d’août, les moines catholiques sont dans l’impossibilité de prêcher. L’évêque est chassé, et tous les consuls de la ville sont protestants.

En 1562, lors de la première guerre de religion, Montauban résiste à trois tentatives de siège de Montluc. Les églises ne sont rendues aux Catholiques, en 1563, que sous la menace. Aussi, quand Charles IX fait son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume, son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine, il est exigé que les Montalbanais rasent leurs fortifications pour accueillir le roi. Après négociations, c’est accepté, et le roi fait son entrée le 20 mars 1565. Il est accueilli dans la liesse. Si l’évêque, Jacques II des Prés-Montpezat, peut revenir, il ne reste pas.

En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Une nouvelle enceinte est construite.

En 1598, Henri IV, ayant accordé par l’Édit de Nantes des droits religieux aux Protestants de France, accorde à ces derniers des « places de sûreté » au nombre de 51, plus des lieux de refuge. Montauban est une des principales places de sûreté accordées par le roi, avec Nîmes et La Rochelle. Elle acquiert ainsi le droit de se protéger en bâtissant et en entretenant des fortifications.

Cette même année une université protestante, l’Académie de Montauban et de Puylaurens y fut installée. Daniel Chamier, célèbre pasteur drômois et rédacteur des articles secrets de l’Édit de Nantes, y enseigna. Elle fut fermée en 1685 date de la révocation de l’Édit de Nantes.

En 1621, le duc de Luynes, connétable de France qui mène la guerre contre les protestants, lève le siège de Montauban malgré une forte concentration d’artillerie. Pendant 96 jours, la ville sous l’égide du consul Jacques Dupuy est déterminée à résister au siège de l’armée royale. Elle aurait subi le feu nourri de 400 pièces dont le clocher de l’église Saint-Jacques garde encore quelques traces. L’historien Max Lagarrigue a démontré que cet épisode, connu comme « les Quatre Cents Coups de Montauban », est probablement en partie légendaire.

Dernière citadelle et place de sureté calviniste, Montauban engage des tractations avec Richelieu dès la prise de La Rochelle et se rend sans résistance le 20 août 1629 à l’armée royale, accueillant le monarque et son ministre aux cris de « Vive le roi, vive le cardinal ». Les remparts sont détruits par l’autorité royale, mais la ville devient chef-lieu de généralité du Bas-Quercy. En 1661, elle reçoit une cour des aides. A l’instar du territoire qu’elle commande, son dynamisme industriel est remarquable. Elle compte 15 000 ouvriers textiles et 2000 ouvriers de minoteries en 1750.

En 1790, Montauban fait partie du département du Lot, et est chef-lieu d’un district, puis sous-préfecture à la création de l’administration préfectorale, en 1800. C’est en 1808, année de la création du département de Tarn-et-Garonne par Napoléon Ier, que la ville devient préfecture de département.

En 1808, une Faculté de théologie protestante y ouvre (à nouveau) ses portes pour former les pasteurs réformés. Ses enseignants les plus connus furent Jules Pédezert, Charles Bois, Émile Doumergue et Jean Monod. Elle est transférée à Montpellier après la Première Guerre mondiale.

Si dès la fin 1936, quelques centaines de familles de refugiés espagnoles débarquent à Montauban pour fuir la Guerre civile, ce sont des milliers de républicains qui transitent par la gare de Villebourbon avant de gagner le camp de Septfonds. Dans ce cortège, Manuel Azaña, président de la République espagnole, après avoir échappé à la Gestapo près du Pyla, parvient dans une ambulance à Montauban. Finalement mis en résidence surveillée dans une chambre de l’hôtel du Midi à la demande du gouvernement de Vichy, Azaña à qui l’on refuse un exil au Mexique, meurt d’épuisement, le 3 novembre 1940. Le préfet Durocher lui refuse des obsèques ostentatoires, la visite du maréchal Pétain deux jours à peine après ses obsèques n’y était, sans doute, pas étrangère.

Au même moment où le dernier président de la République espagnole découvrait la patrie d’Ingres et de Bourdelle, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés de toute l’Europe du Nord, et en particulier des sujets Belges y terminaient également leur course. Carrefour, Montauban devenait un terminus pour ces milliers d’exilés qui avaient tout quitté pour ne pas revivre les horreurs et exactions allemandes de la Grande Guerre. Parmi ces réfugiés, il y avait aussi Mona Lisa, La Joconde de Léonard de Vinci qui échappait au pillage et trouvait refuge avec toute une partie des collections du Louvre et du musée de Versailles dans les épais murs du musée Ingres.

Au printemps 1944, une partie du 4ème régiment SS « Der Führer » de la division « Das Reich » y est cantonné, avant d’être appelé en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane. Le Père Leonid Chrol, pope dans la ville, obtint des soldats allemands, ukrainiens pour la plupart, qu’ils quittent Montauban sans effusion de sang.

Le climat de Montauban se caractérise par une certaine douceur présente tout au long de l’année. La température minimale a été atteinte le 9 janvier 1985 avec -20°C et la température maximale en août 2003 avec 41,8°C.

La moyenne annuelle des précipitations est de 739 mm mais il n’est tombé que 425 mm de pluie en 1967 et en revanche 1005 mm en 1959. La neige est rare à Montauban mais il est tombé 15 cm en janvier 1985 et 14 cm les 28 et 29 janvier 2006.

Le vent est très faible dans le Tarn-et-Garonne mais sa direction dominante reste ouest/nord-ouest. En novembre 1982, le vent d’autan a soufflé à Montauban à plus de 120 km/h, et à 133 km/h lors d’une mini-tornade en juin 2006.

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